• "la faiblesse de mon corps est la force de mon âme"


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  • Le type à l'arrière me tenait si fort que j'en avais des fourmis dans les bras, il me banda les yeux sans doute pour que je ne reconnaisse pas l'endroit où ils m'amenaient.
    La peur me gagnait à mesure que le temps passait, je ne sais combien de temps le véhicule a roulé, mais çà m'a paru une éternité. Les deux bonhommes étaient silencieux, je percevais juste la respiration de celui qui me maintenait.
    La voiture s'est stoppée, j'entendais le conducteur sortir de la voiture et la portière de mon côté s'ouvrit, le froid s'engouffrait sous les pans de mon manteau et me glaçait les jambes.
    Le type à côté de moi me poussa vers l'extérieur en me disant « allez bouge salope, on a à faire tous les trois », l'autre me tirant vers l'extérieur lui jeta : « putain mais elle est bandante celle là, elle a quasiment rien sur le cul, on va se régaler ».
    J'aurais voulu me débattre, mais ni voyant rien, les bras maintenus dans le dos, je n'aurais pas pu aller bien loin.

    Ils me firent avancer, nous passâmes une entrée d'immeuble je pense, puis quelques marches (j'en ai compté quatre), une porte s'ouvrit devant nous, ils me poussèrent à l'intérieur, si violemment, que je tombas. Ma tête heurta le plancher et je perdis connaissance.
    Lorsque je repris conscience, le bandeau sur mes yeux n'était plus, mes yeux s'enquirent de balayer la pièce, mais quand je voulu me redresser, mes gestes furent stoppés par les entraves aux chevilles et aux poignets qui me maintenaient à la table sur laquelle ils m'avaient posé. Ils m'avaient bâillonné la bouche avec une sorte de scotch serré si fort qu'aucun son ne pouvait s'en échapper.

    Je n'entendais aucun bruit, les volets étaient fermés, la peur me gagnait de plus en plus. Je n'avais plus mon manteau, il gisait sur le sol au pied d'un mur.

    L'endroit semblait inoccupé depuis un moment (sur les vitres il y avait cette peinture blanche que l'on met lorsque l'on refait un intérieur).

    Au bout d'un moment les deux types entrèrent dans la pièce, ils s'approchèrent de moi en faisant le tour de la table, je les suivais d'en regard apeuré, ils avaient sur le visage un sourire qui ne me plaisait pas du tout. Le premier s'approcha de mon visage et se mit à me renifler, telle une bête flairant sa proie, le second testa la solidité des liens qui maintenaient mes membres, et remonta sa main le long de mes jambes jusqu'à mon entre-cuisse, j'eu beau essayer de serrer mes jambes, impossible de l'en empêcher. Je me débattais comme je pouvais, secouant ma tête, décollant mon buste de la table pour tenter de me délier, mais ces cordes aux chevilles et aux poignets étaient décidément trop serrées.


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  • La nuit s'est saisie de moi, et mes paupières alourdies ont cédé au sommeil qui me gagnait. Je pensais faire un doux rêve, mais...

    Il était 19h00, nous avions prévu de nous retrouver dans ce petit bistrot qui a un nom d'oiseau, sur le quai à trois rues de chez toi. Tu avais prétexté à ta compagne un dîner/réunion pour préparer un débat ayant lieu le lendemain dans l'après-midi.
    J'étais un peu en avance, je flânais en passant dans ta rue. Soudain je t'ai aperçu, tu descendais les poubelles visiblement. Sans prêter attention aux personnes se trouvant dans la rue, tu remontas rapidement jusqu'à ton appartement.

    Je continuais ma déambulation dans cette rue devenant de plus en plus sombre à mesure que la nuit s'annonçait. Il faisait froid ce soir là, mais je m'étais apprêtée pour ton plaisir. Sous mon grand manteau gris foncé, je portais une petite robe bustier noir, des bas couture noir, et des dessous qui je le pensais, ne manqueraient pas de susciter ton enthousiasme. Le silence de la nuit avait envahit la rue lorsque j'entendis des pas relativement rapprochés derrière moi. Je remontais le col de mon manteau pour empêcher le froid de me pénétrer, une main, venant de l'arrière, se posa sur mon épaule, je fis volte face et me trouvais face à deux hommes habillés en noir, l'air pas franchement accueillant.
    L'un d'eux me dévisageait tandis que l'autre fit le tour de moi. N'ayant pas l'habitude de me laisser faire, je tentais de m'éloigner quand celui qui se trouvait derrière moi se saisit de mes bras en me disant près de l'oreille « t'es à mon goût toi, et ce soir mon pote et moi avons faim ». Je sentis son corps se plaquer contre mon dos à mesure que son comparse entreprit d'ouvrir mon manteau en arrachant les boutons.

    La terreur m'envahissait, je voulais hurler, crier haut et fort pour que tu m'entendes mais aucun son ne transpirait de la main massive qu'il venait d'apposer sur ma bouche. Il me saisit les bras et la taille et me traîna jusqu'à la voiture que son collège venait d'approcher.
    La rue toujours aussi déserte, personne pour voir dans mon regard le cris de désespoir que je lançais...



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