• Demain, plus qu'une journée à rêver,
    Rêver sans Lui, de Paris, la nuit,
    Quelques heures encore pour espérer,
    Paris, ville lointaine dont je me languis,

    Brouhaha, tumulte des rues envahies d'inconnus,
    Sérénité dans ces deux esprits ce soir là,
    Quiétude mêlée d'envie, nos pas foulant cette avenue,
    Rencontre liée à la concordance de nos agendas,

    Mais aujourd'hui que me reste t'il de ce dernier,
    Le souvenir d'un souffle sur ma peau moite de désir,
    L'image gravée de son regard sur mon corps dénudé,
    La chaleur de sa voix au creux de mon oreille fébrile,

    Demain, oui demain...



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  • à quoi bon ouvrir les yeux sur ce monde inchangé?
    à quoi bon espérer, me torturer encore à rêver?
    à quoi bon croire que demain sera différent?
    à quoi bon tenter de se battre contre les vents?

    Petite fille reste dans le sommeil avec tes rêves!
    Petite âme croit encore en tes chimères!
    Petite femme reste dans ta douce utopie!
    Petite Ombre regarde ta vie qui, sans toi, s'enfuit...


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  • Échouée sur ces marches de pierres froides,
    Le glas vient de sonner pour cette Ombre,
    Elle se souvient de cette tendre ballade,
    Si lointaine à présent, évanouit dans la pénombre,

    Il ne lui reste que si peu de Lui en elle,
    Même l'espoir de revivre ne la maintient plus,
    Entre ses mains elle savait être belle,
    Sur ces marches, elle grave ce dernier opus,

    Le temps, les intempéries useront d'elle à présent,
    Et lorsque le dernier souffle surviendra,
    Lui constatera mais sera toujours absent,
    Elle, repensera encore et toujours à leurs ébats,

    Parenthèse de la vie, laisse un goût amer inachevé,
    Gâchis d'aspirations, de rêves, d'espoirs aliénés.





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  • Jeté de corps dénudé, regard lancé dans le vide
    Elle se laisse partir, faiblir, sans résistance,
    Le temps passe et devient morbide,
    Toujours ces rêves, en elle, persistants,

    Regardez-la, immobile, soumise à Vous,
    Vous, qu'elle espérait, cherchait partout,
    Vous qui n'êtes pas auprès d'elle,
    Son regard lâché de toutes ces ficelles,

    Pantin désarticulé, échoué sur ce plancher froid,
    Cette Ombre du passé témoignant de ses blessures,
    Tous ces non-dits, actes manqués sont en moi,
    Son cœur se meurt, brisé par milles fissures...


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  • Allongée là, à votre merci,
    La vue, par ce foulard, obscurcie,
    De la nudité m'accoutumer,
    Les mouvements, par ces liens, entravés,

    Apprécier le contraste de la froideur du plancher,
    Mon corps par ces liens devenant enflammé,
    Votre main sur ma peau pour me calmer,
    Votre regard dans le mien pour me rassurer,

    Etre cette petite chose rebelle entre vos doigts,
    Avancer en confiance sans me demander pourquoi,
    Vous donner ma confiance parce que je suis la vôtre,
    Et que vous fassiez de moi votre digne apôtre...


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